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Rencontre avec Philippe Camelin, responsable industrialisation et qualité

A l’occasion de l’été 2019, nous vous donnons rendez-vous tous les vendredis, pour parler d’un métier chez Morel. Aujourd’hui, nous mettons en avant Philippe Camelin du service industrialisation et qualité. Nous lui avons posé des questions sur son métier, ce qui est amené à changer dans son secteur, et ses spécificités dans le milieu de la lunetterie.

Je souhaitais poursuivre ma carrière professionnelle à Morez car je suis très attaché à cette vallée, et au Haut Jura. A l’époque, Morel m’a proposé un travail très intéressant que j’ai accepté.
J’ai connu beaucoup d’évolutions : j’ai commencé en tant que maquettiste, prototypiste, puis je suis passé responsable industrialisation, responsable du bureau d’études. Aujourd’hui, je suis responsable industrialisation et qualité.

Je suis en relation avec la fabrication, la mécanique, et en second plan le design. Je reste plus proche des deux premiers pôles car c’est à moi de faire en sorte que tout se passe bien en production lors de l’assemblage de nos produits. Et de gérer si besoin les problèmes rencontrés, que nous arrivons à anticiper grâce à notre expérience.
Concernant ma collaboration avec le design, elle est surtout axée sur le support technique que je peux apporter au court du développement des nouveaux produits.

Ce qui reste spécifique à la lunetterie, c’est le fait, qu’il est très compliqué d’automatiser le cycle de fabrication. C’est pour cela que ce métier reste vraiment un métier de mains d’œuvre.

On a aussi des évolutions à gérer, comme l’impression 3D, qui est un vrai challenge pour Morel. Les montures en impression 3D que l’on a conçues en collaboration avec la société Initial à Annecy font d’ailleurs partie des grandes révolutions technologiques de notre métier. Je pense que les anciens, auraient du mal à croire, comment sont fabriqués ces produits !

Au final, notre savoir-faire chez Morel, c’est déjà de connaître le milieu de la lunetterie. Mais nous avons aussi un savoir-faire industriel et commercial avec une implantation dans de nombreux pays. Le savoir-faire Morel est reconnu par nos clients. Ils savent que nous sommes sérieux. Et aussi dans notre façon de concevoir, la recherche et développement peuvent prendre entre 6 et 12 mois, selon la complexité de la monture, pour faire des lunettes de qualité.

Il peut y avoir plusieurs critères de choix pour une montures, l’aspect technique, réfléchie et bien réalisé, qui veut surtout plaire à des techniciens comme moi, mais aussi le design, les couleurs travaillées pour celles et ceux qui sont plus sensibles à la mode. Je pense qu’une monture avec un design attrayant peut s’avérer inconfortable c’est pourquoi il faut en plus du design avoir en tête lors du développement que le produit doit rester confortable.



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