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Rencontre avec Valérie, prototypiste chez Morel

A l’occasion de cet été 2019, nous vous donnons rendez-vous tous les vendredis, pour mettre en avant un métier, chez Morel. Cette fois nous nous sommes intéressés au pôle prototype avec Valérie Prillard, qui travaille depuis 25 ans chez Morel. Nous lui avons posé des questions sur son métier, ses évolutions, ainsi que ses spécificités dans le milieu de la lunetterie.

 

« Je suis arrivée chez Morel il y a 25 ans, à la fin de mes études. Avant ma sortie de l’école, je m’intéressais déjà à la lunette. Je m’y suis toujours sentie bien. Mon métier est dynamique. « Je touche à tout », comme la grande palette de matériaux que je suis amenée à travailler : le bois, le nacre, … et de façon plus commune de l’acétate et du métal. Nous disposons d’une grande liberté, liée au fait que nous avons nos propres collections. De bonnes relations de travail règnent au sein du service création. Ma proximité avec le pôle design est un point fort.

 

« On n’imagine pas le travail qui se cache derrière »

 

La conception d’une monture est complexe par rapport aux matériaux et aux différentes techniques. Je n’ai pas d’autre expérience que la lunetterie, mais je trouve ce milieu riche et varié. On a tendance à dire « deux cercles, un nez, et deux tenons », mais on n’imagine pas le travail qui se cache derrière.
Dans mon cas, le designer m’apporte le projet. Nous discutons des techniques de fabrication, des matériaux et de l’esthétique de la monture qui rentrera peut-être dans les futures collections. Ensuite je réalise les ébauches et la mise en forme du prototype.

Petite anecdote : l’inox est un matériau difficile à travailler, et, à une époque, je devais mettre en forme à la pince des fils d’inox. Une tendinite dans le bras a finalisé le projet !
Mais, d’un autre côté, on a une sorte d’accomplissement, de finalité quand une monture arrive à l’étape de la production. C’est encore plus le cas pour les designers qui ont créé cette monture.

 

 

 

Le fait d’être Meilleur Ouvrier de France m’a énormément apporté personnellement, J’ai pris confiance en moi. J’ai aussi beaucoup appris sur mon travail et pu créer mon projet, chose que je ne fais pas chez Morel.

Mon travail va, je pense, être amené à subir d’autres évolutions. On a déjà connu une grosse nouveauté avec l’imprimante 3D qui rentre de plus en plus dans la conception de montures. Notre métier est toujours amené à subir des évolutions techniques, comme le milieu de la production, avec d’autres machines, d’autres méthodes de travail. »



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