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Rencontre avec Benjamin, designer chez Morel

A l’occasion de cet été 2019, nous vous donnons rendez-vous tous les vendredis pour mettre en avant un métier chez Morel.

 

Pour commencer, ce sera Benjamin Jeandenans, designer, qui va revenir sur 15 ans d’expérience chez Morel et sur son métier et ses évolutions. Un travail qui demande de prendre en compte les attentes du public dans un monde en perpétuel changement, ainsi que les goûts pouvant aller de la monture technique, à l’esthétique de celle-ci.

 

« Quand je suis arrivé dans le bassin Morezien, j’ai été séduit par le coté design innovant de Cottet (ndlr Cottet a été racheté en 1983 par Morel). A cette époque, je voulais du design et seule cette entreprise en parlait déjà. Elle mêlait culture de la société et du produit, et ça s’est révélé vrai. Si le design est toujours important, il y a eu changement depuis 5-6 ans. L’important était d’avoir un produit technique, avec une branche aux détails prononcés.

 

 

Maintenant, l’important, c’est la face et la forme de la monture, ainsi que les couleurs. C’est comme pour l’automobile, qui va être conduite par énormément de personnes, et qui va être visible par tous. La monture s’adapte d’un point de vue esthétique ainsi que physique aux individus comme on pourrait le faire avec un concept car, qui cherche à plaire à travers la forme et la couleur ainsi que le côté confortable pour l’acquéreur.
Ce rapprochement avec le concept car vient aussi du fait que nous sommes proches du service prototype, afin d’avoir une idée de ce que pourrait être le produit fini.De même, nous sommes proche du service digital du point de vu des individus et des personnalités. Ce sont des choses qui nous parlent, même si on ne comprend pas tout. C’est intéressant d’apprendre des choses.

 

« Se remettre sans arrêt à niveau, c’est ça qui pimente mon job »

 

Cependant j’aime aussi « l’indépendance », que m’offre mon travail chez Morel. C’est-à-dire que l’on est amené à faire beaucoup de choses, et pas que de la lunette. Aussi bien du film, que des stands, qu’une charnière technique, donc voilà, on a une très grande variété de choix. Et on est amené à sans arrêt revoir notre collection, essayer de se remettre à niveau, se remettre en question, à chaque salon (ndlr : Morel est présent sur le Silmo et le Mido, les deux salons internationaux de référence dans l’optique-lunetterie) . C’est ça qui pimente mon job.

 

Pour conclure, mon travail me permet de toucher à beaucoup de choses, mais en restant centré sur le secteur de la lunetterie. Mais notre métier peut être sujet à des évolutions. Par exemple on a vu la 3D arriver. Alors on s’était dit qu’il fallait se former. Aujourd’hui on se rend compte que cela reste un avantage même si rien ne nous empêche d’utiliser un crayon. Notre métier sera forcément amené à évoluer. »



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