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1880

 

Jules devient lunetier

Jules Morel s’établit en tant que « finisseur de pince-nez » à son compte dans la ferme familiale, située sur les hauteurs des Rousses.

 

Cette activité l’occupe durant les longs mois d’hiver. L’été, il redevient paysan-cultivateur à temps complet, laissant tranquillement s’épaissir la pile de courriers qu’il reçoit de clients, de sous-traitants ou de négociants lunetiers.

 

Ce double travail est alors très fréquent dans le Haut-Jura : les paysans délaissent le travail de la ferme en hiver pour se consacrer à des activités lucratives, qui ne nécessitent pas beaucoup d’espace de stockage : c’est pour cette raison que la lunetterie ou encore la diamanterie connaissent un tel essor dans cette région.

1932

 

Marius Morel s’installe à Morez

Jules Morel aura deux enfants : Germaine et Marius, qui secondera son père dans ses travaux de paysan et de lunetier.

 

Cependant, contrairement à son père, Marius ne se contentera pas d’être lunetier à mi-temps : sa passion pour le métier et son âme d’industriel le poussent à « descendre » à Morez afin de se consacrer pleinement à la fabrication de lunettes.

 

Marius Morel reprend alors le commerce de Bonnefoy-Dumont, ce qui lui permet d’acquérir du matériel et quelques employés déjà formés au métier : Morel franchit alors une grande étape, délaissant l’artisanat pour rentrer dans le monde industriel.

1948

 Jacques Morel prend les rênes en urgence

En 1948, Marius Morel tombe gravement malade : son fils aîné, Jacques, alors étudiant à Lyon, revient en urgence à Morez pour seconder son père durant sa convalescence.

En cette époque d’après-guerre, les commandes sont peu nombreuses. Il faut donc vendre et encore vendre – ce à quoi Jacques s’attelle avec ténacité. Tous les jours, et ce pendant un an, Jacques écrit à son père pour lui raconter la vie de l’entreprise, les décisions qu’il prend, les commandes qu’il passe.

Lorsque Marius revient de sa convalescence, il reprend sa place à la tête de l’entreprise mais reconduit son fils, qui a largement fait ses preuves, dans ses fonctions de direction opérationnelle.

1958

Morel reçoit l’oscar de l’exportation

En 1958, l’entreprise reçoit du Ministère des Finances un « oscar de l’exportation » pour l’ensemble de ses activités commerciales.

Pour Morel, l’exportation est une longue histoire : dès 1880, Jules Morel parcourait des kilomètres en train, direction la Suisse ou la Belgique pour livrer ses montures, n’hésitant pas à faire 40 km de vélo sous la neige pour rejoindre la gare la plus proche !

Dans les années 50, les exportations s’accélèrent. Morel se positionne sur de nouveaux marchés très demandeurs, à l’instar des Etats-Unis.

Durant cette période, certains modèles sont fabriqués par série de 10 000 à 20 000 exemplaires, ce qui pousse Jacques à acheter de nouveaux locaux et à recruter de nouveaux employés.

1969

Le jour où les stars adoptent la « Tydée »

Dans les années 60, Morel fabrique ses premières lunettes « petits fils », c’est-à-dire avec du fil doublé-or très fin. Plus fines, plus légères mais toujours aussi solides, ces montures connaissent un succès retentissant à travers le monde.

Le modèle emblématique de cette collection est sans conteste la « Tydée ». Connue principalement sous la référence 6000, cette monture s’est vendue à un million d’exemplaires dans le monde, séduisant un public que Morel n’atteignait pas jusqu’alors : des artistes, des jeunes, des célébrités qui deviennent alors des ambassadeurs de la marque.

Un succès tel que La « Tydée » sera au catalogue de la maison jusque dans les années 80. Plus récemment, ce modèle iconique a été remis au goût du jour sous la marque collection Marius Morel 1880 : toujours aussi populaire, la « Tydée » continue d’habiller des visages dans le monde entier.

1977

Le design entre dans l’entreprise

Dans les années 70, le design fait son entrée dans le monde jusqu’alors très fonctionnel de la lunetterie : on passe de la lunette « prothèse médicale » à la lunette « accessoire de mode », dont les italiens sont les champions.

C’est également l’époque où le système de licences, mis en place par les grandes maisons de couture, est en plein essor.

Morel embauche alors le designer Jacques Depussay en 1977 : une première puisqu’auparavant la création des lunettes était surtout assurée par Jacques Morel. Jacques Depussay participera à la création de nombreux modèles et permettra à la société de s’insérer sur de nouveaux segments de marché, comme les lunettes pour jeune femme ou les lunettes pour enfants.

1997

La naissance d’Öga

Dans les années 90, les enfants de Jacques – Jérôme, Francis et Amélie- reprennent la société familiale.

Très ancré dans la culture du produit et du marketing, Jérôme décide de lancer un concours de design à l’occasion du bicentenaire de la lunetterie. Le principe est simple : pour participer, les designers doivent créer et prototyper une monture avant-gardiste.

Conquis par le travail du gagnant Jonas Blanking, un designer suédois, Morel décide de collaborer avec lui et de lui donner carte blanche pour créer une nouvelle collection homme contemporaine et urbaine.

Jonas accepte le challenge et imagine la marque Öga et son univers, inspirés de l’architecture scandinave. La marque fait une entrée remarquée dans le monde de la lunetterie, alors largement dominé par les licences, par son positionnement haut-de-gamme et son univers atypique, très éloigné de ce qui se faisait à l’époque.

2003

L’offre se segmente

Portée par le succès mondial d’Öga, Morel décide de segmenter son offre en créant des marques aux univers et aux positionnements bien distincts ; l’objectif étant de proposer à l’opticien une offre « clé-en-main ».

Ce challenge est relevé haut-la-main par Amélie Morel, directrice de la communication de la société, qui a travaillé avec les designers pour concevoir les univers thématiques et graphiques propres à chaque marque.

En 2003, Morel dispose ainsi d’un bel éventail de marques, comprenant notamment Koali, Öga, Nomad, Lightec et Rebel. La marque Marius Morel 1880 viendra étoffer l’offre de la société quelques années plus tard.

2008

Morel reçoit le Silmo d’or

En 2008, Morel reçoit le Silmo d’or catégorie monture optique, l’équivalent d’un oscar dans le monde de la lunetterie, pour sa monture « Osaka » de la marque Nomad.

Pour cette monture, le designer s’est inspiré des paravents japonais pour faire apparaître et disparaître un insert coloré sur la branche des lunettes ; une modularité astucieuse qui plaît beaucoup au jury.

En 2009, la même récompense dans la même catégorie est remise à l’entreprise pour la monture « Sevilla » de Nomad. Evoquant les éventails andalous, la monture permet de faire merger, en haut et en bas des branches, un mince éventail coloré. Ce travail de miniaturisation exceptionnel constitue une véritable vitrine du savoir-faire de Morel.

2016

Morel devient une marque forte

Si les efforts en communication étaient jusqu’alors centrés sur les marques, 2016 représente un tournant important pour Morel.

En effet, cette année-là, la société décide de lancer une campagne de communication corporate marquante : l’idée est de remettre Morel sur le devant de la scène, tout en répondant à une question récurrente – « Pourquoi le chat ? ».

C’est ainsi que naît « La saga du chat », présentée au Silmo 2016 : une campagne audacieuse qui fut accueillie avec un vif enthousiasme dans le monde de la lunetterie.

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